Les récifs coralliens sont connus pour leur biodiversité exceptionnelle. Plus de 10 000 espèces différentes d’oiseaux, coraux et mollusques ont déjà été décrites par les taxinomistes au sein de ces écosystèmes aquatiques à la fois fragiles, complexes et particulièrement exposés aux effets du réchauffement climatique. Une équipe de chercheurs de l’IRD (1) de Nouméa a montré que la « loche grisette », une espèce de mérou relativement abondante dans le lagon de Nouvelle-Calédonie,était parasitée par douze espèces de monogènes, des vers microscopiques. Parmi ces douze espèces, dix sont strictement spécifiques à ce poisson. Cette diversité parasitaire contraste avec les quatre espèces de monogènes trouvées sur le mérou de méditerranée.
Elle vient par ailleurs d’être confirmée chez la « mère loche », une autre espèce de mérou de récif corallien qui tient également une place importante dans l’aquaculture du Sud-est asiatique (Malaisie, Thaïlande, Philippines...). Ces travaux récents ont permis d’identifier onze espèces de monogènes spécifiques à ce poisson. Si cette biodiversité parasitaire se retrouve chez tous les poissons coralliens, des dizaines de milliers d’espèces de parasites restent encore à découvrir.
à lire là : http://www.gazettelabo.fr/2002breves/0707/poissons.htm