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Sigles utilisés : AB : Agriculture Biologique
ACCA : Association Communale de Chasse Agréée
ANAH : Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat
AOC : Appelation d'Origine Contrôlée
ATEN : Atelier Technique des Espaces Naturels
CA : Conseil d'Administration
CAD : Contrat d'Agriculture Durable
CBN : Conservatoire Botanique National
CDB : Convention sur la Diversité Biologique
CE : Code de l'Environnement
CELRL : Conservatoire des Espaces Littoraux et des Rivages Lacustres (Conservatoire du Littoral)
CEMAGREF : Centre d'Etude du Machinisme Agricole et des Eaux et Forêts
CES : Conseil Economique et Social
CESR : Conseil Economique et Social Régional
CGCT : Code Général des Collectivités Territoriales
CIADT : Comité Interministériel d'Aménagement et de Développement du Territoire
CIRAD : Centre de coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement
CITES : Convention Internationale sur le Commerce des Espèces Menacées
CJCE : Cour de Justice des Communautés Européennes
CLE : Commission Locale de l'Eau
CNAM : Caisse Nationale d'Assurance Maladie
CNASEA : Centre National pour l'Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles
CNDD : Conseil National du Développement Durable
CNERA : Centre de Recherche de l'ONCFS
CNFPT : Centre National de Formation des Personnel Territoriaux
CNPN : Conseil National de Protection de la Nature
CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
CPAM : Caisse Primaire d'Assurance Maladie
CPIE : Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement
CREN : Conservatoire Régional des Espaces Naturels
CSP : Conseil Supérieur de la Pêche
CSPNB : Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité
CSRPN : Conseil Scientifiques Régionaux du Patrimoine Naturel
CU : Code de l'Urbanisme
DDAF : Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt
DDE : Direction Départementale de l'Equipement
DIREN : Direction Régionale de l'ENvironnement
DNP : Direction de la Nature et des Paysages
DOCOB : DOCument d'OBjectifs Natura 2000
DOM : Département d'Outre Mer
DPF : Domaine Public Forestier
DPNR : Domaine Public Naturel et Rural
DSV : Direction départementale des Services Vétérinaires
ENS : Espaces Naturels Sensibles
FACE : Fédération européenne des associations de chasse
FGMN : Fonds de Gestion des Milieux Naturels
FNE : France Nature Environnement
GIP : Groupement d'Intérêt Public
GIS : Groupement d’Intérêt Scientifique
IDDRI : Institut du Développement Durable et des Relations Internationales
IFB : Institut Français de la Biodiversité
IFORE : Institut de FORmation à l'Environnement
IFREMER : Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER
IGE : Inspection Générale de l'Environnement
IRD : Institut de Recherche pour le Développement
IMoSEB : International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity
INRA : Institut National de la Recherche en Agronomie
LPO : Ligue de Protection des Oiseaux
MAB : Man And Biosphere
MEDD : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
MNHN : Muséum National d’Histoire Naturelle
ODONAT : Office des DOnnées NATuralistes
OGS : Opération Grand Site
OLAE : Opération Locale AgriEnvironnementale
ONCFS : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
ONF : Office National des Forêts
ORGFH : Orientations Régionales pour la Gestion de la Faune sauvage et de ses Habitats
PAC : Politique Agricole Commune
PLU : Plan Local d'Urbanisme
PN : Parc National
PNR : Parc Naturel Régional
POS : Plan d'Occupation des Sols
PPM : Périmètre de Protection Modifié
pSIC : Proposition de Site d'Intérêt Communautaire Natura 2000
PVD : Pays en Voie de Développement
RN : Réserve Naturelle
SAGE : Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau
SCOT : Schéma de Cohérence Territoriale
SDAGE : Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion de l'Eau
SNB : Stratégie Nationale de Biodiversité
SRADT : Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire
SRU : Solidarité et Renouvellement Urbain
SSCENR : Schéma de Service Collectif des Espaces Naturels et Ruraux
TDENS : Taxe Départementale pour les Espaces Naturels Sensibles
TFB : Taxe Foncière sur les Terrains Bâtis
TFNB : Taxe Foncière sur les Terrains Non Bâtis
THT : Ligne Electrique à Très Haute Tension
TOM : Territoire d'Outre Mer
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
UNESCO : United Nation Educational, Scientific and Cultural Organisation
UNEP : United Nation Environment Program (en français PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement)
WWF : World Wildlife Fund
ZICO : Zone d'Intérêt Communautaire pour les Oiseaux
ZNIEFF : Zone Nationale d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique ZIPPAUP : Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager
ZPS : Zone de Protection Spéciale
ZSC : Zone Spéciale de Conservation Natura 2000

L’avenir de l’humanité


Pourquoi aujourd’hui ? Quel est l’enjeu ?

Nous avons posé cette question à Bernard Chevassus-au-Louis*. Voici sa réponse.

Si la population mondiale a pu passer, en quelques siècles, de 1 milliard d’habitants à plus de 6 aujourd’hui, avec, malgré des inégalités hélas croissantes et choquantes, une augmentation générale (en moyenne) du niveau de vie, cela n’a été possible que grâce à trois facteurs :

-  La révolution du médicament, notamment les antibiotiques, issus d’organismes vivants, et plus globalement les nombreuses molécules actives que notre meilleure connaissance du vivant a permis d’identifier, d’extraire ou de copier en les synthétisant,
-  La découverte et la diffusion de variétés agricoles nouvelles, notamment la pomme de terre, l’amélioration des rendements agricoles, et l’exploitation intensive des ressources alimentaires maritimes,
-  L’utilisation des énergies fossiles, qu’on pourrait assimiler à une brutale et massive « décapitalisation » de ressources produites par des organismes vivants, lentement accumulées pendant des centaines de millions d’années.

On le voit, l’essor de l’humanité n’a été rendu possible que par une exploitation intense des ressources issues du vivant, qu’il s’agisse d’un vivant contemporain ou fossile. Nous avons, en somme, puisé dans un coffre, si généreux qu’il nous semblait inépuisable.

Mais nous commençons aujourd’hui à voir le fond du coffre...

Et ce, tant en ce qui concerne les ressources fossiles, non renouvelables à l’échelle de temps de l’humanité, que les ressources que nous tirons des écosystèmes actuels, qui ne sont renouvelables que dans la mesure ou ce que nous y prélevons reste inférieur à leur capacité de production.

L’exploitation intensive des sols, pour les besoins de l’agriculture, les ont conduit à un niveau d’appauvrissement en matière organique sans précédent, et ce bien que nous ayons hérité en Europe de sols particulièrement riches en matière organique. Le rythme de disparition actuel des espèces, bien supérieur hélas au rythme auquel nous les découvrons, nous prive, et prive les générations futures, des ressources qui leur seront peut être indispensables pour « inventer » les médicaments ou les ressources alimentaires dont nous aurons besoin, dans un contexte de changements globaux et d’incertitudes. Sans même parler des « services environnementaux », dont la contribution au développement et au bien être de l’humanité est encore plus fondamentale que ne le sont les ressources alimentaires et médicamenteuses que nous pouvons retirer du monde vivant.

Face à tous ces défis, nous verrons que notre niveau de connaissance actuel de la biodiversité devrait nous inciter à plus de modestie, et à plus de prudence, surtout si la question essentielle n’est pas « face aux pressions et aux changements en cours, la biodiversité peut-elle s’adapter ? » mais « les adaptations qui vont se réaliser seront-elles ou non favorables à la vie humaine ? » ;

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Photo : Benoît Reeves

L’enjeu est donc bien l’avenir de l’humanité.



Lire la suite : "Les nouvelles frontières du vivant"



* Bernard Chevassus-au-Louis est spécialiste des questions liées à la biodiversité. Agrégé de sciences naturelles, docteur en sciences de l’université Paris 11, directeur de recherches à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), il fut de janvier 2002 à avril 2006 président du Muséum national d’histoire naturelle. Il a été préalablement chef du département d’Hydrobiologie et Faune sauvage de l’INRA (1984-1989), directeur général de cet organisme (1992-1996) puis, de 1998 à 2002, président du conseil d’administration de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).



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